C’EST LA RENTRÉE POUR LES ENFANTS MALGACHES DE FANATENANE

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Considéré comme l'un des pays les plus pauvres du monde, la réalisation des droits de l’enfant reste lacunaire à Madagascar : les enfants malgaches doivent quotidiennement faire face à la pauvreté. Depuis 1996, Fanatenane accueille, protège et éduque ces enfants en détresse. Octobre marque le début de la rentrée, avec son lot de besoin : fournitures scolaires, blouses et autres jeux d'éveil.

Pourquoi cet article ?

Nous participons au soutien de l’action de Fanatenane, association de protection et défense des enfants dans la région de Mananjary, au Sud-Est de Madagascar.

Découvrez notre projet Fanatenane : 1 bracelet acheté = 3€ récoltés.

ecole-fanatename
La rentrée des casse au centre Marie-Christelle
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Comprendre les problèmes de l'enfant Malgache en 5 points :

Dans un contexte de crise suite au coup d’État de 2009, la situation économique et sociale à Madagascar ne s’améliore pas.

Et pour cause.

Plus 200 000 emplois ont été supprimés rien que dans la capitale avec des coupes budgétaires dans le domaine de la santé et de l’éducation. La vie est rude, 9 Malgaches sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté, autant dire que l’éducation des enfants passe en dernier plan.

Voici les combats menés par Fanatenane depuis 1996.

La pauvreté, problème numéro 1 :

Les familles malgaches ne peuvent subvenir aux besoins les plus essentiels. 

Pour comprendre l’urgence de la situation, il convient de vous présenter la pyramide des besoins, connue sous le nom de pyramide de Maslow (1954). Il est question de hiérarchie, les besoins du bas de la pyramide doivent être satisfaits en priorité avant ceux positionnés à l’étage supérieur.

Dans le cas de 80% des enfants malgaches, les besoins physiologiques (boire, manger, dormir, s’habiller), ne sont pas comblés.

50% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition endémique et chronique. Au centre social Fanatenane, plus de 200 repas sont servis chaque jour, soit 73 000 repas à l’année !

pyramide de Maslow besoins physiologiques
Pyramide de Maslow

La pauvreté est encore plus forte dans les zones rurales où vive 70% de la population. Les infrastructures sont presque inexistantes : pas d’eau potable, pas d’électricité …

Le réseau hydrographique couvre seulement 1% de la superficie de l’île de Madagascar. Le manque d’eau se fait ressentir, à l’image de la ville d’Antananarivo privée d’eau en août 2019.

Une eau propre et de bonnes pratiques d’hygiènes sont essentielles pour la survie des enfants.

Travailler pour subvenir à ses besoins primaires :

La seule solution possible pour ces familles est le travail. Selon la Banque mondiale, un quart des enfants malgaches de 5 à 17 ans sont obligés de travailler pour aider leurs familles.

La majorité des enfants sont employés dans les champs, tandis que certains deviennent domestiques pour des familles aisées.

Pire encore :

Certains enfants sont exploités dans les mines ou les carrières de pierre (le secteur minier est l’un des piliers économiques de Madagascar). Ces activités à risque sont néfastes pour leur santé, provoquant des maladies respiratoires très jeune.

La santé n’est pas un droit :

Le manque d’infrastructure impact la santé des plus jeunes. En effet, les enfants de moins de 5 ans sont les plus vulnérables, avec un taux de mortalité de 62 pour mille.

En cause, maladies diarrhéiques liées à l’insalubrité et à l’eau sans oublier la prévalence élevée du paludisme.

Dans ce contexte, le centre de soin Marie-Christelle de Fanatenane joue un rôle majeur. Ce centre d’une capacité de 80 enfants apporte sérénité et droit de vivre.

Ouvert à la population, il se compose d’un dispensaire et d’une maternité, sous le contrôle du Médecin Inspecteur, Chef de Service de District de la Santé Publique de Mananjary.

Au total, c’est plus de 400 consultations mensuelles rendues possible par les bénévoles et les nombreux dons.

L’éducation des enfants en second plan :

Seulement 66% des enfants malgaches terminent l’école primaire. Ce faible taux s’explique par la baisse du budget lié à l’éducation nationale, et par un abandon élevé, conséquence d’une pauvreté extrême. 

La malédiction des jumeaux de Madagascar :

Terminons par ce dernier point, qui est le piller fondateur de l’association Fanatenane. 

La naissance de jumeau est considérée comme maléfique “« Fady »” par deux ethnies, les Antambahoaka et certains clans Antémoro. Ils considèrent les jumeaux comme tabous et les rejettent dès la naissance.

Abandonné à leur triste sort, Fanatenane travaille et lutte contre ces croyances locales à travers des campagnes de sensibilisation dans les villages.

Notre action, aidez ces enfants malgaches avec Fanatenane :

Comme annoncé, début octobre marque le début de la rentrée scolaire. Un don de votre part, aussi minime soit-il, serait le bienvenu pour permettre à ces jeunes élèves de démarrer une année scolaire dans les meilleures conditions.

À vous : effectuer un don en ligne

Au total, plus de 93 enfants sont scolarisés répartis en deux groupes. 73 enfants sont scolarisés dans les écoles en ville (primaire et secondaire) dont des enfants replacés et maintenus en famille. La scolarisation de 20 enfants du Jardin d’enfants jusqu’en moyenne section, est prise en charge à l’Ecole préscolaire « Marie-Christelle ».

Enfin, de nombreux projets générateurs de revenus se développent à l’image de la culture agricole. Affaire à suivre !

ecole de fanatenane a Madagascar
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