Jupiter est le dieu du ciel et de la foudre, représenté armé d'un sceptre ou d'un foudre. Il est considéré comme le souverain suprême du panthéon romain, l’équivalent de Zeus pour les Grecs. Voici son histoire.
Jupiter est le roi des dieux romains, régnant en maître absolu sur le ciel, la terre et tout ce qui s’y trouve.
Principale divinité de la mythologie romaine, il a pour rôle de garantir l’équilibre divin et de maintenir l’ordre social parmi les dieux. Mais il est aussi vénéré comme le gardien et le protecteur du peuple romain.
Symbole d’autorité suprême, de justice et de victoire, Jupiter a donné son nom à la planète la plus grande et la plus massive du système solaire.
Pourquoi Jupiter porte-t-il ce nom ?
Jupiter tire son nom du mot latin « Juppiter », ayant une racine indo-européenne Dyeus ph2ter signifiant « Ciel Père » qui désigne un père, un chef de famille et un maître.
Dans la religion romaine antique, Jupiter est aussi appelé « Jove » (dérivé de lovis pater) ce qui signifie le dieu du ciel et du tonnerre. Il est le dieu le plus important de la religion romaine pendant les périodes républicaine et impériale.
Le mythe autour de la naissance de Jupiter
Dans la mythologie romaine, Jupiter est le fils de Saturne (dieu du temps et des titans) et d’Ops (ou Rhéa). Il a cinq frères et sœurs : Pluton, Neptune, Cérès, Vesta et Junon.
Selon les mythes fondateurs, Saturne aurait dévoré ses cinq premiers enfants. Pour protéger son dernier fils Jupiter du cannibalisme paternel, sa mère Ops le confia à neuf nymphes.
Puis, une fois adulte, Jupiter revint pour se venger de son père et le força à régurgiter ses frères et sœurs grâce à une potion à faire vomir.
Jupiter détrôna et chassa son père Saturne du ciel pour prendre sa place et devenir le roi des dieux romains.
En amour, Jupiter avait la réputation d’être un mari infidèle. Sa femme était Juan, qui était aussi sa sœur. On lui compte plus de vingt maîtresses, dont Sémélé et Diane.
La légende raconte que Jupiter aurait trompé Juan avec Sémélé, la fille de Cadmos (fondateur de Thébès).
En apprenant cette liaison, Juan, furieuse, prit l’apparence de Béroé, la nourrice de Sémélé. Elle persuada cette dernière de demander à son amant Jupiter d’apparaître devant elle sous sa forme originelle.
Jupiter accepta en étant conscient qu’aucun mortel ne pouvait survivre à la vue de sa splendeur divine. C’est alors que Sémélé fut foudroyée.
Cette histoire tragique a inspiré de nombreux peintres célèbres, dont Gustave Moreau et Pierre-Paul Rubens, qui ont parfaitement su représenter Sémélé consumée par la foudre et Jupiter qui se montra sous sa forme réelle, armé de ses éclairs.
La symbolique associée à Jupiter
Jupiter est associé à différents symboles qui soulignent son rôle prépondérant dans la religion et la culture romaines.
Ses principaux attributs sont le sceptre, l’aigle, le trône, le chêne sacré et le plus connu, le foudre, attribut qu’il partage avec le dieu grec Zeus.
- Le foudre : l’arme mythique de Jupiter, est un faisceau de dards enflammés en forme de zigzag, illustrant son pouvoir divin et destructeur
- L’aigle : est surnommé « l’oiseau de Jupiter », jouant le rôle de messager entre le ciel et la terre, c’est un puissant symbole de force, de majesté et d’une connexion avec les cieux.
- Le sceptre : généralement en or, est le symbole de la puissance royale de Jupiter
- Le chêne sacré : l’arbre qui attire la foudre, emblème de sa longévité et de sa force.
- Le trône : emblème de son autorité suprême
Jupiter et ses multiples pouvoirs axés sur la justice et la protection
Dans l’histoire romaine, Jupiter fait figure d’autorité suprême, celui qui gouverne le ciel et la terre. Il est considéré comme le père des dieux et des hommes.
Dans l’Olympe romain, il joue le rôle de dirigeant et de leader, chargé de garantir l’équité divine et le bien-être universel. C’est à lui qu’il revient de résoudre les conflits célestes, mais toujours avec un calme admirable et une grande sérénité.
Ce n’est pas tout, Jupiter est également vénéré par les Romains en tant que gardien, guide et protecteur. Les Romains l’invoquaient pour obtenir la victoire pendant les conflits militaires. Et grâce à son sens aigu de la justice, il est aussi le garant des serments et des lois.
La plupart des fonctions de Jupiter étaient liées au Capitole à Rome, où se dressait un temple érigé en son honneur. Il est considéré comme le principal gardien de l’Etat romain, aux côtés de Junon et Minerve, formant ensemble la « triade capitoline ».
En tant que dieu du ciel et du tonnerre, Jupiter a aussi un contrôle absolu sur les phénomènes atmosphériques. Il peut générer des tornades, des éclairs et envoyer des impulsions électriques.
Le culte de Jupiter
Plus qu’une figure mythologique, Jupiter est perçu comme une présence constante qui guide et protège le peuple romain au quotidien. Il est adoré sous toutes ses formes, à l’instar de Jupiter Optimus Maximus, Jupiter Imperator ou Jupiter Triumphator..
Les représentations artistiques incluaient des sculptures, fresques murales et des mosaïques, témoignant de son impact sur la culture romaine et de l’héritage qu’il a laissé.
Il occupait notamment une place centrale dans les cérémonies religieuses et les fêtes d’Etat, dont les plus renommées sont : les Ludi Romani (jeux et sacrifices en septembre), les Ludi Plebeii (fêtes similaires en novembre) et les Vinalia (célébration dédiée au vin et à la fertilité).
On incluait des sacrifices animaux à ces rituels pour calmer la colère du dieu du tonnerre, ainsi que des repas pour célébrer sa générosité.
Dans la Rome antique, d’autres fêtes étaient également organisées en hommage à Jupiter, notamment « Le Jeudi Jovis » ayant lieu chaque jeudi de la semaine.
Il y a aussi la Fête du Triomphe durant laquelle les guerriers victorieux défilaient dans les rues pour célébrer Jupiter en tant leur ange gardien et leur protecteur durant le combat.
Aujourd’hui, Jupiter demeure une figure emblématique d’autorité souveraine, d’ordre et de justice. Son image de roi des dieux romains inspire toujours autant de respect et de dévotion et continue d’influencer l’art, la littérature et la culture actuelle.































