François d’Assise, l’héritage du saint patron d’Italie

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Qui est François d’Assise ? Derrière le religieux catholique italien se trouve une figure majeure de l’histoire de l’Église, à la fois mystique, fondateur de l’ordre franciscain et homme de la pauvreté évangélique.

Sa vie, marquée par un profond chemin de conversion, a laissé une empreinte durable sur la spiritualité chrétienne.

De Pietro Bernardone à la basilique supérieure d’Assise, retour sur un parcours qui a fait de saint François d’Assise l’un des saints les plus marquants du christianisme.

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Qui est François d’Assise ?

François d’Assise, en italien Francesco d’Assisi, naît à Assise en 1181 ou 1182 sous le nom de Giovanni di Pietro Bernardone.

Il meurt dans cette même ville le 3 octobre 1226. Il est présenté comme un religieux catholique italien, diacre, mystique et fondateur de l’ordre des Frères mineurs en 1210.

Sa figure est immédiatement associée à quelques grands traits qui structurent encore aujourd’hui son image : la prière, la joie, la pauvreté, l’évangélisation et l’amour de la Création divine.

Cette manière de vivre, entièrement tournée vers une imitation du Christ, explique qu’il ait été très vite considéré comme l’un des plus grands saints de l’histoire de l’Église. Après sa mort, il est même surnommé Alter Christus, « l’autre Christ ».

La tradition catholique voit aussi en lui le premier saint de l’histoire à avoir reçu les stigmates.

Il est également présenté comme un précurseur du dialogue interreligieux, en particulier à travers ses échanges avec le sultan d’Égypte Al-Kâmil. Sans être à proprement parler l’inventeur de la crèche vivante, il en a rendu la forme plus réaliste et l’a largement popularisée en Occident.

Canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX, soit deux ans après sa mort, il est commémoré le 4 octobre dans le calendrier liturgique catholique.

Avec sainte Catherine de Sienne, il est désigné saint patron de l’Italie. Il est aussi associé au patronage des animaux et de l’environnement naturel.

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Quelle est la vie de François d’Assise ?

La vie de saint François commence dans une famille aisée. Il est le fils aîné de Pietro Bernardone, riche drapier d’Assise, et de Dona Joanna Pica de Bourlémont, femme pieuse issue de la noblesse provençale.

Son père n’est pas producteur de drap mais marchand : il revend étoffes et tissus dans son échoppe, sur les marchés et dans les foires.

Sa richesse repose sur l’argent disponible, les revenus de terres et surtout les maisons qu’il possède à Assise.

À sa naissance, alors que son père se trouve en France pour ses affaires, sa mère le fait baptiser sous le nom de Giovanni dans la cathédrale d’Assise consacrée à saint Rufin.

De retour, son père, satisfait de son voyage et de ses affaires, lui donne le nom de Francesco, en hommage à la France. C’est ce nom que l’histoire retiendra.

Dans les années 1190, François suit des cours à l’école des chanoines de l’église San Giorgio, où il apprend le latin.

Destiné à seconder son père, il quitte l’école à quatorze ans et entre dans la corporation des marchands. Il se montre habile négociateur et doté d’une réelle compétence professionnelle.

Mais cette jeunesse n’est pas seulement celle d’un fils de riche marchand promis aux affaires.

Elle est aussi marquée par les idéaux courtois de son époque.

François cherche à fréquenter la noblesse locale, adopte ses goûts, ses dépenses et ses manières.

Ses hagiographes affirment qu’il nourrit alors l’ambition de devenir chevalier. Il se place du côté des minores, la bourgeoisie montante, contre les maiores, qui monopolisent les charges civiques.

Cette période le conduit à la guerre. Lors des conflits communaux, il prend part aux affrontements contre la noblesse d’Assise et de Pérouse.

Après la défaite des Assisiates à Ponte San Giovanni, en novembre 1202, il est emprisonné pendant un an.

Cette captivité, au cours de laquelle il tombe malade, affaiblit durablement sa santé. Libéré grâce à l’argent de son père, il revient à Assise avec une santé fragile, mais encore habité par l’idée d’une destinée exceptionnelle.

Quelle est la conversion de François d’Assise ?

Plutôt que de parler d’une conversion soudaine, il est plus juste, selon le texte fourni, de parler d’un « retournement » progressif, accompli entre l’été 1205 et le début de 1208.

Ce chemin de François d’Assise ne se fait pas en un instant. Il est traversé par la maladie, la prière, la dépression, l’aumône et le désarroi.

Au début de 1205, François rêve encore d’armes et de noblesse. Il veut rejoindre l’armée de Gautier III de Brienne pour devenir chevalier.

Mais à Spolète, un songe, survenu alors qu’il tombe malade, le pousse à abandonner ce projet.

Il renonce alors peu à peu à son style de vie passé, s’éloigne de ses compagnons de fête et fréquente davantage les chapelles du Val di Spoleto.

Dans son Testament, François présente la rencontre avec les lépreux comme l’événement décisif.

Ce qui lui semblait auparavant amer devient douceur de l’âme et du corps. Le regard change : les exclus ne sont plus des lépreux, mais des frères.

La miséricorde s’impose alors comme un mot essentiel de sa future prédication.

En 1205, devant le crucifix de la chapelle Saint-Damien, il entend, selon la légende, une voix lui demandant de « réparer son Église en ruine ». Il prend d’abord cet ordre au sens matériel.

Il vend des pièces de drap du commerce de son père ainsi qu’un cheval pour financer la restauration de la chapelle. Ce geste entraîne la colère de Pietro Bernardone, qui le poursuit en justice.

L’épisode du dépouillement devant l’évêque d’Assise marque alors une rupture radicale.

François rend l’argent, se défait de ses vêtements et déclare qu’il ne reconnaît plus d’autre père que « Notre Père qui êtes aux cieux ».

L’évêque Guido le couvre de sa cape : l’Église le prend désormais sous sa protection. Ce geste symbolique clôt son entrée dans une vie de pauvreté et de dépendance spirituelle.

C’est ainsi que naît l’ordre franciscain

Après cette rupture, François mène une vie d’ermite et de mendiant.

Il trouve d’abord refuge chez les bénédictins de San Verecondo, puis part à Gubbio, où il est employé à la léproserie de San Lazzaro.

Revenu à Assise vers l’été 1206, il mendie des pierres et restaure successivement Saint-Damien, Saint-Pierre et la Portioncule.

Le tournant décisif arrive à la chapelle de la Portioncule, le 12 octobre 1208 ou le 24 février 1209. François comprend alors enfin le message de l’Évangile et passe de l’état de converti à celui de missionnaire.

Il choisit d’« épouser Dame Pauvreté ».

Cette expression dit bien la tonalité de sa vie nouvelle : la haute pauvreté n’est pas seulement une privation matérielle, elle devient une orientation spirituelle.

François change d’habit, remplace la ceinture de cuir par une corde et se consacre à la prédication. Il travaille de ses mains ou vit d’aumône.

Très vite, des compagnons le rejoignent. Frère Bernard, c’est-à-dire Bernard de Quintavalle, puis Pierre de Catane, forment avec lui le noyau de la première communauté.

En 1210, le pape Innocent III valide verbalement la première règle de cette fraternité naissante. C’est ainsi que naît l’ordre franciscain, celui des Frères mineurs.

En 1212, François accueille sainte Claire parmi les siens et fonde avec elle l’Ordre des Pauvres Dames, qui seront plus tard appelées Clarisses.

L’expansion est rapide, si rapide même que l’ordre dépasse bientôt le projet initial du fondateur.

Quelle règle donne-t-il aux frères ?

François souhaite une fraternité sans lourdeur institutionnelle, faite de pauvreté absolue, de prédication et de vie évangélique.

Mais cette vision rencontre vite des résistances. En 1221, lors du chapitre général, il met par écrit la règle officielle qu’il souhaite donner à l’ordre. Ce texte, appelé aujourd’hui Regula prima, est jugé trop long et trop flou pour être pleinement applicable.

En 1222, à Bologne, il crée à la demande de laïcs un troisième ordre, après celui des Frères mineurs et celui des Pauvres Dames : le Tiers-Ordre franciscain, appelé aujourd’hui Fraternité séculière.

En février 1223, François se retire à Fonte Colombo pour reprendre la rédaction de la règle.

Il le fait avec l’aide de frère Léon, son secrétaire et ami. La règle est discutée au chapitre de juin puis approuvée par la bulle Solet annuere du pape Honorius III. Cette nouvelle version est appelée Regula bullata.

Ce détail est important pour comprendre le rapport de François à son œuvre : il est le fondateur de l’ordre, mais il voit aussi son mouvement lui échapper peu à peu. Son idéal de simplicité rencontre les exigences d’organisation de l’époque.

Pourquoi François d’Assise est-il important ?

L’importance de saint François d’Assise tient d’abord à la mutation qu’il fait accomplir au christianisme.

Le texte fourni insiste sur ce point : il provoque une transformation décisive. Sa vie place au premier plan des valeurs telles que la joie, la fraternité, la pauvreté et l’évangélisation.

Le message de François d’Assise s’exprime aussi dans son rapport à la Création.

Il est souvent associé au respect du monde naturel et aux animaux. Sans employer les catégories contemporaines, le texte explique pourquoi il peut être perçu comme un saint proche d’une sensibilité écologiste : son amour de la Création divine et sa fraternité envers les créatures y tiennent une place essentielle.

Sa spiritualité franciscaine repose à la fois sur la pauvreté morale et la pauvreté matérielle, même si le texte parle surtout de pauvreté évangélique et de matérialité concrète.

Son attitude face aux lépreux, son renoncement public, sa manière de prier, son refus du pouvoir et sa méfiance envers le goût des frères pour l’étude institutionnelle donnent à son parcours une cohérence rare.

Il est aussi présenté comme un précurseur du dialogue interreligieux, notamment à travers sa rencontre avec Al-Kâmil en septembre 1219 lors du siège de Damiette.

François tente de convertir le sultan, tout en cherchant à mettre fin à la cinquième croisade. Cette double démarche suffit à faire de lui une figure originale dans l’histoire chrétienne.

Quel est l’héritage de François d’Assise ?

L’influence de François est immense. À sa mort, en octobre 1226, l’ordre des franciscains compte déjà entre 3 000 et 5 000 frères.

En 1228, il est canonisé par Grégoire IX. Son corps repose dans la crypte de l’église inférieure de la basilique Saint-François d’Assise, tandis que l’ensemble monumental, avec sa basilique supérieure, deviendra l’un des grands lieux liés à sa mémoire.

Son héritage tient aussi à ses écrits. Bien qu’il se présente comme illettré, il a laissé des Statuts, des Sermons, des Cantiques et des Lettres.

Certains sont autographes, d’autres dictés, d’autres encore transmis par copies. Les Fioretti comptent parmi les textes les plus connus relatifs à sa vie et à celle des premiers franciscains.

Enfin, son image a été enrichie, parfois à tort, par des textes qui lui ont été attribués plus tard, comme la célèbre Prière pour la paix, dont l’authenticité est écartée par les études récentes.

Cela montre que l’héritage de François est immense, au point d’avoir suscité au fil des siècles des ajouts, des amplifications et des appropriations.

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