Vénus (Aphrodite chez les Grecs) est la déesse romaine de l’Amour, de la Beauté et de la fertilité. Associée à la Saint-Valentin, elle est au fil des siècles passée d'une divinité antique à une icône culturelle, incarnant un idéal féminin.
Vénus est la déesse la plus gracieuse de tous les dieux romains. Sa beauté parfaite et son charme inégalé ont suscité une admiration et un désir fulgurant chez les mortels et les immortels.
Dans la mythologie romaine, elle est la fille de Gaïa et d’Ouranos, mais elle est surtout connue pour être la mère d’Hermaphrodite et de Cupidon (dieu de l’amour). D’où son association avec la fête des Amoureux.
Vénus a aussi donné son nom à la deuxième planète du système solaire, surnommée « l’Etoile du Berger », réputée pour sa chaleur extrême (étant la plus proche du Soleil) et sa taille semblable à celle de la Terre.
Découvrons ensemble l’histoire et le symbolisme de cette divinité d’une beauté rarissime !
Comment Vénus est-elle devenue la déesse de l'amour ?
Selon certains récits, Vénus était une ancienne déesse italique associée à la nature et aux jardins. Elle avait pour rôle de protéger les potagers, de garantir la bonne maturation des fleurs et de veiller à la fertilité de la terre.
A partir du IIe siècle avant J.-C., Vénus est rapidement assimilée à la déesse grecque Aphrodite et partage ses mythes et attributs. Cette assimilation lui a permis de devenir une figure emblématique de l’Amour et de la Beauté féminine.
Très vite, les Romains lui vouent un véritable culte, au point de lui consacrer le mois printanier par excellence : avril, symbole de renouveau et de vitalité.
Très vite, la figure de Vénus est présente partout à Rome : dans les parcs, lieux publics et même dans les demeures privées.
Découvrez les mythes derrière l’origine de Vénus
Selon les récits, Vénus a plusieurs origines :
Vénus, la mère d’Enée
Dans les récits fondateurs de Rome, la déesse Vénus est la mère d’Enée, l’un des héros de la guerre de Troie.
Dans l’Enéide de Virgile, on raconte qu’après la chute de Troie, Vénus aurait guidé Enée sur de nouvelles terres où sera fondée Rome. C’est grâce à son lien avec la légende d’Enée qu’elle fut choisie comme la protectrice nationale et la déesse mère de Rome à la fin de la République.
Sa représentation la plus connue est celle de « Vénus Génitrix ». Jules César, issu de la famille Lulii, affirme d’ailleurs son ascendance divine via Enée, le fils de Vénus.
Vénus, née de l’écume de la Mer
Selon la Théogonie d’Hésiode, Chronos aurait coupé les organes génitaux d’Ouranos, le père de Vénus, avant de les jeter à la mer.
Une fois dans l’eau, une écume s’est formée pour donner vie à la déesse Vénus. Elle est ensuite portée par le vent, sur un coquillage, jusqu’à atteindre Chypre où elle fut retrouvée par les Heures, filles de Zeus et de Thémis, et conduite dans l’Olympe.
Vénus, fille de Jupiter et de Dioné
Dans les récits homériques, Vénus est dépeinte comme la fille de Jupiter (Zeus) et de la nymphe Dioné ce qui souligne son appartenance au panthéon olympien.
Vénus et sa vie amoureuse
La déesse Vénus est une véritable « amoureuse de l’amour » comme le confirme ses nombreuses liaisons tant mortelles que divines :
Selon Homère, Vénus était mariée de force à Vulcain, le dieu forgeron et du feu. Prisonnière d’un mariage sans amour, elle trouva du réconfort dans les bras de Mars (Arès), le dieu de la guerre. Cette liaison aurait engendré quatre enfants : Harmonie, Déimos, Phobos et Eros.
Vulcain fut averti de cette liaison par Hélios et se vengea en piégeant les amants au lit avec un filet afin de les exposer aux moqueries des dieux.
Vénus a également formé un couple avec un humain appelé Anchise, une relation qui a donné naissance à Enée. La déesse romaine s’est déguisée en princesse phrygienne pour conquérir le cœur du jeune homme. Elle ne révéla son identité divine qu’après la naissance d’Enée.
Parmi les amoureux mortels de Vénus, on peut aussi citer Adonis qui entretenait en parallèle une relation avec Prospérine. Les deux déesses se disputèrent l’amour du beau garçon jusqu’à ce que Zeus intervienne en demandant à Adonis de passer un tiers de l’année avec Vénus et l’autre avec Prospérine.
Cette idylle amoureuse se termina tragiquement avec la mort d’Adonis, tué par un sanglier.
Les attributs de la déesse Vénus
Vénus représente l’amour romantique, la séduction, mais également la victoire et la prospérité. On lui octroie de nombreux attributs qu’elle partage avec la déesse Aphrodite :
- Les objets symboliques associés : la pomme en or (trophée donné par Pâris), le miroir, la ceinture magique, le coquillage (en référence à l’écume marine) et le spectre.
- Les animaux : la colombe (symbole de pureté et de désir charnel) et le cygne.
- Les végétaux : la rose, la myrte (renforçant le symbole d’amour et du désir) et la marguerite (margaris signifiant perle, associée à la fécondité et à la pureté)
Les représentations de Vénus dans la peinture et l’art moderne
La déesse Vénus est le plus souvent représentée nue, prenant par exemple une pose debout, la main cachant le pubis et l’autre main les seins, ou bien une pose allongée dite « la Vénus couchée ».
Elle apparaît sous forme de sculptures monumentales, de peintures ou de fresques, incarnant les thèmes de la beauté, de la sensualité et de la fertilité.
Parmi les représentations les plus célèbres de Vénus, on retrouve :
- La Naissance de Vénus de Sandro Botticelli en 1485
- Vénus de Milo, une statue hellénistique réalisée vers 150-130 avant J.-C,
- Les peintures « Vénus et Adonis » de Titien et de Rubens
- La sculpture « Vénus surprise au bain » de Antonio Canova
Aujourd’hui, la représentation de Vénus continue de se réinventer dans le monde de l’art à travers des œuvres contemporaines tant variées qu’inclusives. Elle transcende la simple apparence pour incarner la puissance et la complexité féminine.

































