MAHARAJAS ET PIERRES PRÉCIEUSES, UNE FOLLE HISTOIRE

Maharaja-pierre-precieuse-place-vendome

Les plus fantastiques bijoux sublimés de pierres précieuses ont été portés par des hommes, les Maharajas. Connaissez-vous leur incroyable histoire ? Découvrons ensemble l'âge d'or des échanges entre la place Vendôme et les Maharajas. Immersion dans un monde d'opulence, de démesure et de couleur.

Qu’est-ce qu’un Maharaja ? 

Raja ou Rajah signifie rois. Le terme Maharaja était un titre donné dans l’Inde, aux rois et aux empereurs puis aux princes feudataires.

Piliers de l’Empire Indien sous les Moghols, puis sous les Britanniques, ils perdent tous leurs droits par un amendement constitutionnel en 1971.

maharadja de la place vendome

Les diamants de Golconde :

Depuis le début de l’humanité, l’Inde regorge de pierres précieuses, d’une finesse, limpidité, pureté exceptionnelle. De l’antiquité jusqu’au XVIIIe siècle, l’Inde était le principal producteur de diamants au monde.

Le commencement : 

En 1526, Babur, un descendant de Gengis Khan, s’empare de Dehli et se proclame premier empereur moghol. 

C’est le début d’un nouvel âge d’or. 

Architecture, sculpture, une quintessence de raffinement et d’équilibre marque les créations joaillières du trésor royal moghol.

Connaissez-vous les diamants de Golconde ?

Golconde, c’est un terme magique, un graal. Ce sont les pierres les plus recherchées par les professionnels et collectionneurs.

Golconde est avant tout le nom d’une ville forteresse, la citadelle de Golconde fut le centre névralgique du commerce du diamant.

Vous l’avez compris, le marché spéculatif sur ces diamants est exceptionnel. Voici un exemple avec le diamant de Marie de Médicis dit le Beau Sancy, cédé à 46 millions de dollars en 2011.

D’ailleurs, si vous désirez acquérir cette pierre précieuse, vous devez impérativement lire notre guide sur la qualité du diamant.

Diamant-golconde-Beau-sancy

À la fin du XIIe siècle, les mines de Golconde sont épuisées, après vingt-six siècles de production.

Le diamant fait partie d’une des 12 pierres de naissance

Les joailliers de la Place Vendôme à Paris :

En 1905, en route pour le mariage d’Alfonso XIII d’Espagne, le maharaja Jagatjit Singh de Kapurthala s’est arrêté chez Mellerio, un joaillier installé à Paris depuis Catherine de Medicis.

Il acquit, entre autres, un paon articulé en émail serti. L’oiseau était un des motifs favoris des ateliers Mellerio et jouissait d’une immense popularité avec la naissance de l’Art Nouveau (Notre guide à lire ici).

Le bijou pouvait être porté en aigrette ou en ornement de corsage, le choix de cette pièce par le prince indien pour orner un turban lui a donné un tout autre sens, croisant les cultures et mixant les genres.

On vous laisse admirer :

paon en or et pierres precieuses des maharadja

Le saviez-vous ?

Contrairement à l’Occident, les plus beaux bijoux, en Inde, étaient destinés au hommes. Les maharajas portaient profusions de bracelet, pierres et autres signe de puissance

Celles de leur épouse n’étaient rien en comparaison. Les temps ont bien changé !

Remarquant l’énorme potentiel de ces prestigieux clients, les maisons de joaillerie parisiennes commencèrent à imaginer des bijoux, oeuvre d’art, pièce d’exception. 

Aucune limite n’était alors fixée, l’affichage du luxe guidait la création.

L’aventure commence :

Boucheron fut le premier fournisseur du maharaja de Kapurthala qui y avait acquit un ornement de turban. Ce n’était qu’un début, suivra une avalanche de commandes lorsque ce dernier demandera à Cartier de remonter son exceptionnelle collection d’émeraudes en couronne turban pour son jubilé d’or en 1927.

Ce bijou donnera l’envie à beaucoup de ses pairs de confier leurs pierres aux joailliers de la place Vendôme.

L’année suivante, le maharaja de Bhupinder Sing de Patiala arrive à Paris avec sa suite portant six coffres remplis de pierres précieuses.

Toutes les grandes maisons parisiennes désirent les recevoir comme client.

Mauboussin fut choisi pour remonter les joyaux du maharaja Yeshwant raoHolkar d’Indore et c’est une conversation avec Jacques Cartier qui amena le maharaja Digvijay Singh of Nawanagar à demander à la maison de monter ses rubis et son diamant œil du tigre de 60,5 carats.

Quant à la maharani Sita Devi de Baroda, elle était cliente de Van Cleef & Arpels, une maison qui comptait de nombreux souverains népalais et indiens. 

La place Vendôme devint incontournable pour les princes indiens qui souhaitaient que leurs parures soient remises au goût du jour

Ces commandes demeurent parmi les plus importantes jamais reçues par les joailliers parisiens. Elles sont représentatives du dialogue sur le goût et le design établis avec ces clients, hors du commun.

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