VRAI OU FAUX VASE GALLÉ ? (GUIDE 2019)

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Vous avez un magnifique vase Gallé devant les yeux. Une question se pose, comment reconnaître un vrai vase Gallé ? Notre guide 2019 vous guide dans l’authentification d’un vase Gallé en vous expliquant les différences de prix sur le marché.  Selon les experts, plus d’un million de vase Gallé circulent actuellement avec de nombreuses copies, alors lisez attentivement cet article avant d’acquérir ou de vendre une création Gallé.

Avant toute chose, une précision est nécessaire. Émile Gallé n’a jamais réalisé de vase en pâte de verre ! Ni même de bijoux Art nouveau.

Gallé, c’est uniquement du verre. C’est dit.

L’analyse de l’ensemble de l’oeuvre de verre d’Emile Gallé est cependant difficile en raison du nombre considérable de pièces produites et en raison de l’extraordinaire diversité de son inspiration.

Qui est Émile Gallé ?

Né le 8 mai 1846 à Nancy, Émile Gallé est un véritable génie des arts décoratifs. Précurseur de l’Art Nouveau, fondateur de l’École de Nancy (1901), Gallé est à la fois artiste et industriel Lorrain. Durant le grand récit de sa vie, Émille Gallé travaille sans relâche au service de la création, dans l’idéal social de mettre l’Art à la portée du plus grand nombre. 

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ÉTAPE 1 : LA VALEUR D'UN VASE GALLÉ

Comment déterminer la vraie valeur d’un vase Gallé ?

Le nom Gallé est mondialement connu et appréciés jusqu’en Chine. La cote d’un vase Gallé peut être très importante, surtout en ce qui concerne les pièces produites du temps de son vivant, c’est-à-dire avant 1904.

Si vous n’êtes pas expert en verrerie d’art, vous devez d’abord savoir que la production du célèbre Gallé se divise en deux parties.

Comme mentionné plus haut, Émile Gallé comme les frères Daum désiraient mettre l’Art à la portée de tous.

Comment ?

L’automatisation des process. La fin du XIX ème siècle est marquée par la révolution industrielle. Ainsi, dans le but de baisser les coûts de production, la création de pièces uniques, rares, laisse peu à peu place à une production de série, l’industrialisation croissante commence.

Vous l’avez compris.

  • Une production rare (faible offre, forte demande), qui fait exploser les prix.
  • Une autre production de série moins recherchée (large offre, faible demande), ce qui, selon l’offre et la demande, fait tendre le prix vers le bas.

Dans le détail :

  • Des pièces uniques ou très limitées. Reconnaissables aux reliefs et/ou motifs apparaissant en transparence, utilisant des techniques très complexes.
  • Des pièces de série. Reconnaissables par l’élaboration de décors faits par un procédé nouveau de l’époque, la gravure à l’acide. Ainsi, la pièce va passer entre les mains des différents ouvriers, chacun spécialisé pour une seule tâche.

Pour Christophe Garland, spécialiste et véritable passionné, vos meilleurs alliés sont vos yeux.

Encore une fois, les pièces produite durant le vivant d’Émile Gallé sont plus recherchés. Il faut éviter la confusion entre les pièces produites sous la direction d’Émile Gallé et celles produites après sa mort (1904).

« Pour vérifier l’authenticité du vase, il faut porter une attention particulière à la qualité de la gravure. Elle doit être en relief et fine. L’épaisseur du verre doit être assez épais »

Voici quelques exemples de vente. Commençons par des pièces uniques, puis terminons par deux pièces de série.

Voici le grand vase aux Iris de 1901-04 vendu 360 000 € en 2015 par Sotheby’s.

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La giroflée de muraille (20cm) visible à l’Exposition universelle de 1900, a largement dépassé son estimation en 2016 et s’est vendu aux enchères 190 000 € hors frais.

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Vase parlant la Giroflée de Muraille, présenté à l’Exposition universelle de 1900, marqueterie sur verre.

Voici deux productions en série, utilisant la technique de la gravure à l’acide.

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Savez-vous où sont produits ces fabuleux vases ?

Pendant vingt-sept ans, de 1867 à 1894, Emile Gallé fait en effet exécuter à Meisenthal la totalité du travail à chaud de sa production verrierère ainsi que la décoration des pièces émaillées.

Les oeuvres décorées à froid seront le plus souvent gravées à la roue à Nancy.

Jusqu’en 1894, les verreries d’Emile Gallé sont des oeuvres duales, conçues à Nancy, soufflées et émaillées à Meisenthal et pour certaines gravées à Nancy.

Ce n’est qu’à partir de 1894 qu’il dispose de sa propre cristallerie à Nancy où il n’y élaborera ses oeuvres de verre que pendant dix ans.

ÉTAPE 2 : ANALYSEZ LA SIGNATURE GALLÉ

Cette partie est complexe, si nous allons trop dans le détail, vous allez fuir.

Nous allons donc faire un résumé. Pour les expert, rendez-vous sur notre article ci-dessous qui retrace toutes les signatures Gallé !

Le terme signature est employé pour les oeuvres exécutées du vivant d’Emile Gallé, qu’elles soient de série ou non, par contre, seul le terme de marque doit être employé pour la production posthume (après 1904).

Pour vous donner une petite idée, près d’un millier de dessins, aquarelles et modèles, accompagnés de lettres et de descriptions manuscrites d’Emile Gallé, ont été déposés au conseil des prud’homme de Nancy du 17 juin 1880 au 1er juillet 1902.

Voici les éléments importants.

Le prénom “Émile” ou l’initiale “E” n’apparaissent pas avant 1877, date à laquelle Gallé succède officiellement à son père.

L’usage du prénom d’Emile a pour but de distinguer l’oeuvre de son père, qui avait une réelle notoriété, de la sienne.

=> Gardez en tête que durant les premières signatures à 1894, Gallé désirait rester discret et apposé sa signature sous les pièces (à quelques exceptions près). 

Après 1894, la signature, pour les vases de qualité, apparaît sur le corps de l’oeuvre

Après le décès de Gallé en 1904, la signature des oeuvres ne comporte pas le prénom, puisqu’elle désigne la Maison Gallé et non le verrier. 

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ATTENTION AUX FAUX GALLÉ !

Les faussaires sont nombreux et de plus en plus habiles de leurs mains …

Comment reconnaître un faux vase Gallé ?

Ces faussaires innondent le marché depuis le regain d’activité pour l’Art Nouveau dans les années 1990.

Les principaux faux Gallé proviennent d’Europe de l’Est ou d’Extrême Orient. Mais cela peut également être d’anciennes productions d’Argental (proche du style de Gallé), dont les personnes malhonnêtes ont pris soin d’effacer l’ancienne signature.

Portez votre attention sur ces différents points :

  • Attention aux signatures positionnées dans le bas de la pièce.
  • La mention TIP Gallé, signifie qu’il s’agit d’une reproduction autorisée, pas d’un réel vase Gallé.
  • Attention, en effaçant à la meule cette mention, vous obtenez la signature « Gallé ».
  • Faux Gallé : Le décor est peint en plusieurs couches pour donner une impression de relief.
  • Faux Gallé : des couleurs hétéroclites et criardes du rose saumon.
  • Faux Gallé : la signature est apposée à l’intérieur du décor ou sur le haut du vase, de manière très grossière.
  • Faux Gallé : l’intérieur du vase n’est pas lisse.

Attention, ne jamais acheter un vase Gallé sur Ebay ou Leboncoin, sans même l’avoir vu !

Voici quelques fausses signatures Gallé :

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« Autre moyen de déceler si vous êtes en possession d’un vase Gallé en frottant avec son ongle l’intérieur du vase. S’il y a un dépôt de corne, c’est un vrai »

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BONUS : OÙ VENDRE MON VASE GALLÉ ?

Si vous souhaitez vendre un véritable vase Gallé, plusieurs solutions s’offrent à vous.

Tout d’abord, nous vous invitons à faire expertiser votre vase Gallé par un spécialiste comme maître Sylvie TEITGEN, commissaire priseur à la salle des Ventes Anticthermal de Nancy.

De nombreux sites vous offrent également une estimation gratuite.

Une simple recherche google et vous trouverez ce qui vous convient le mieux.

Où vendre mon vase Gallé ?

  • Vente aux enchères dans une salle des ventes (hôtel des ventes Blandan)
  • Site spécialisé tel que Proantic, expertisez, Catawiki

Conclusion  : Après un léger repli ces dernières années, la cote d’Émile Gallé est à nouveau très favorable notamment pour les pièces uniques du maître, celles où le décor végétal épouse des formes courbes typiques de l’Art nouveau

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