technique de la gravure a acide sur verre

Découvrons les secrets de la gravure à l’acide sur verre. Cette technique, appréciée par les artistes durant l’Art nouveau, permet de dégager différents motifs en relief. On obtient alors un subtil mélange d’effet entre le cristal poli et le cristal mat, satiné.

Un peu d'histoire, la découverte de la gravure à l'acide par Louis Kessler :

Même si cette technique verrière fut découverte au XVIIe siècle, cette dernière fut perfectionnée par le chimiste allemand Louis Kessler. Le principal frein à cette technique, inhérente à la fabrication du cristal durant la période de l’Art nouveau, est sa dangerosité. 

Louis Kessler parvient à améliorer la formule chimique du bain afin de le rendre moins agressif. La cristallerie Baccarat achètera le brevet en 1864 lui permettant de diversifier sa production.

Émile Gallé utilisait cette technique pour la réalisation de ses vases :

Émile Gallé, ce grand verrier français, a également utilisé cette technique pour la création de ses célèbres vases en verre

La gravure à l’acide concernait uniquement les pièces de série, ce procédé, nouveau à son époque, permettait de réduire drastiquement le coût de fabrication. Pourquoi alors produire des oeuvres de moins grande qualité, comparé aux chefs-d’oeuvre de marqueterie ?

La réponse se trouve dans l’idéal social du mouvement Art Nouveau : promouvoir la diffusion du foyer artistique Lorrain de manière bien plus large, l’art dans tous, l’art pour tous !

Mais alors, comment ça fonctionne, une gravure à l’acide ?

Technique de la gravure à l'acide :

La première étape de l’opération consiste à réaliser le dessin du décor sur la pièce en verre.

Dans le cadre des lampes de type “Art nouveau”, la pièce en verre présente souvent plusieurs couches de verre colorée, de différentes couleurs, qui se révéleront une fois la pièce plongée dans le bain d’acide.

Mais attention, le décor doit être dessiné en négatif sur la pièce, qui sera enduite d’une base de bitume de Judée. Il s’agit d’un mélange de cire et de térébenthine.

La pièce en verre est ensuite plongée dans un bain d’acide fluorhydrique, ce dernier attaquant les parties non protégées. Le décor, en relief, prend vie, offrant différentes nuances de couleurs, résultant de l’apparition des couches de verre inférieures.

On constate des effets de gravure assez subtiles. Les parties non protégées présentent un effet mat, comme sur notre bracelet Rock porte-bonheur en cristal noir. Le décor, laissé en réserve, est ensuite poli, offrant une brillance contrastante. 

Cette technique verrière est encore pratiquée par de nombreuses cristalleries. On la retrouve également sur les imitations de lampes Gallé, appelées “TIP GALLÉ”.

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