LA DÉCOUVERTE DU CRISTAL (LA VRAIE HISTOIRE)

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Vous allez découvrir la vraie histoire de la découverte du cristal. La formule du cristal fut mise au point par Georges Ravenscroft, verrier anglais du XVIIe siècle, qui eut l’idée d’ajouter de l’oxyde de plomb aux substances utilisées dans l’élaboration du verre. À l’origine d’une tradition purement anglaise, cette formule révolutionnaire permit donc la fabrication d’un nouveau verre dit cristal et fit naître un nouveau goût artistique.

Depuis l’apparition du verre dans l’Antiquité, les artisans cherchèrent sans répit à reproduire la pureté et la transparence du cristal de roche.

Rappelons la définition du cristal.

Le cristal de roche est une matière naturelle extraite par l’homme, alors que le cristal, lui, est fabriqué par l’homme (tout savoir sur la fabrication du cristal).

Ils n’atteignirent leur but qu’à la fin du XVIIe siècle, lorsque l’on découvrit en Angleterre le procédé par lequel le plomb pouvait être inclus dans la composition du verre.

La composition du cristal : 

Composition-du-cristal

Le résultat en fut un nouveau matériau, le cristal clair à proprement parler.

Une cristal clair que nous proposons à travers nos collections de bracelets tendances assemblés à Baccarat, on vous laisse jeter un oeil : 

Pendant ce temps : 

Durant tout le XVIIe siècle, le verre de Venise continua d’être le plus prestigieux d’Europe. C’est ainsi pour le concurrencer que les ateliers des autres pays européens voulurent imiter les produits si fins d’Italie.

Les artisans anglais rencontrèrent de nombreux obstacles avant d’y parvenir.

Voilà le problème.

Parmi les diverses difficultés techniques impliquées par une telle démarche, un problème de taille se posait : quel combustible utiliser pour allumer les fours, puisque le bois était alors réservé exclusivement à la construction navale, une industrie aussi nécessaire pour le commerce que pour la guerre. 

Mais ce n’est pas tout.

Le matériau de substitution choisi fut le charbon. Son utilisation exigeant la protection des pièces dans le four, des creusets spéciaux furent employés, mais qui retardaient la fusion du verre.

Le résultat ?

Le prix des pièces ainsi obtenues augmentait considérablement, et les artisans verriers durent redoubler d’ingéniosité pour découvrir de nouvelles solutions qui leur permettent de fabriquer des produits à moindre coût et d’une grande qualité.

C’est dans cette tâche que se distingua Georges Ravenscroft, dont les procédés techniques conduisirent à des résultats aussi surprenants que révolutionnaires. 

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GEORGE RAVENSCROFT

Qui était Georges Revenscroft ?

Le verrier anglais, devenu si célèbre grâce à sa découverte du cristal, avait résidé à Venise, d’où il faisait commerce avec l’Angleterre, en y envoyant les fameux verres de Murano.

En 1673, il mit sur pied, à Londres, sa propre affaire de production, et fit construire au Savoy un four.

Après huit mois d’essais, il parvint à élaborer un verre cristallin aux caractéristiques similaires à celui de Venise. 

Le prestige apporté par cette réussite lui ouvrit les portes d’une collaboration avec la Glass Seller’s Company, union de marchands de verre qui monopolisait le commerce en Angleterre. La compagnie jouissait de l’exclusivité de la vente des pièces de Ravenscroft.

Grâce aux bénéfices obtenus à la suite de cette collaboration, il ouvrit un deuxième atelier à Henley-on-Times.

D’après un document de l’époque, les créations de Revenscroft égalaient et même dépassaient les importations de Venise et de France.

C’est pourquoi lui fut accordé, pour une période de sept ans, le privilège d’élaborer du verre selon sa propre formule à l’exclusion de tout autre document.

Voici une des rares photo de Georges Ravenscroft :

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LE PASSAGE DU VERRE AU CRISTAL

Le matériau vitreux élaboré par Ravenscroft fut appelé flint glass parce que l’un des composants de sa formule était une pierre siliceuse appelée flint en anglais.

Mais quelle est la vraie histoire ?

Les pièces réalisées avec ce matériau, malgré sa qualité et sa dureté, commencèrent à se détériorer avec le temps, se fissurant et donnant l’impression d’être embuées.

Exemple du Flint glass, qui avait la particularité d’avoir un indice de réflexion élevé

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Grâce à l’ajout de plomb, la pâte obtenue par Ravenscroft, très malléable, avait un poids et une densité assez importants.

En Angleterre, on y ajoutait le silex afin d’enrichir la pâte. Pour faire fondre ces matériaux, il fallait, en outre, employer un produit qui permettait la fusion à basse température. 

Dans les pays du nord des Alpes, ce résultat était obtenu grâce aux cendres de plantes des bois.

Enfin, pour donner de la stabilité au mélange, des matières riches en calcium étaient incorporées, comme les coquilles de mollusques ou les cendres d’os.

En 1676, afin d’améliorer les caractéristiques de son verre, lequel, nous l’avons déjà dit, devenait, avec le temps, de plus en plus fragile, Ravenscroft décida donc d’ajouter de l’oxyde de plomb à la pâte de verre.

La meilleur partie ?

Grâce à cette nouvelle formule, en plus de faire baisser la température de fusion et de trouver une bonne alternative au problème du combustible, il obtint, pour la première fois dans l’histoire, un matériau appelé lead glass ou cristal au plomb

Dès lors, commença une période fructueuse pour la production anglaise.

Le changement de matière entraînant de sensibles modifications dans la technique d’élaboration du verre et dans les résultats esthétiques.

En incorporant jusqu’à 30% de minium plomb dans sa formule, Ravenscroft obtint un matériau d’une dureté et d’une stabilité remarquables, qui présentait, de plus, un éclat extraordinaire.

Et aujourd’hui, les différentes marques de cristal ?

Les grandes verreries comme la cristallerie Baccarat, Lalique, Saint-Louis incorporent également 30% de plomb lors de la fabrication. En Europe, l’appellation cristal indique un pourcentage supérieur à 24%.

Avec l’inclusion du plomb, la pâte obtenue par Ravenscroft avait un poids et une densité plus élevés et, en même temps, elle restait très malléable.

Voilà la différence avec le verre. Pour plus d’informations, découvrez notre article afin de reconnaître le cristal facilement.

Ces propriétés favorisèrent la création de pièces de plus grande taille et, bien que les formes et les décorations aient suivi au début les lignes des modèles vénitiens, une tradition purement anglais commença alors à voir le jour.

LE CRISTAL TAILLÉ

L’histoire n’est pas terminée.

Un an avant sa mort, en 1682, Ravenscroft prit sa retraite et confia la direction de ses ateliers à son frère, Francis, et à son associé, Hawley Bishopp, qui poursuivirent son oeuvre florissante. 

À la même époque, la formule du cristal au plomb fut progressivement diffusé par les plus importants ateliers verriers d’Angleterre. 

Ainsi, c’est en 1782 que François de Beaufort met au point la formule du cristal en France, alors ouvrier de la verrerie royale Saint-Louis

De ce fait, la richesse artistique des pièces et leur variété allèrent croissantes.

Regardez :

Par sa dureté, sa grande transparence et sa brillance, le cristal était particulièrement adapté pour la taille, et il pouvait concurrencer, une fois taillé, l’éclat des pierres précieuses.

En Angleterre, la référence la plus ancienne à l’usage de cette technique date de 1719, et elle concentre John Akerman, qui aurait fait commerce de pierres taillés appartenant sans doute à sa production personnelle.

La technique de taille la plus simple consistait à réaliser, à l’aide de diverses meules, des décorations verticales en forme de facettes plates sur des verres, des vases ou sur d’autres objets.

Mais les motifs décoratifs évoluèrent peu à peu et devinrent plus complexes : prismes, losanges, étoiles ou pointes de diamant.

Et pour terminer, si vous aimez cet univers, rendez-vous sur leverreetlecristal.wordpress.com.

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